Ruche à loups

Mise en réseau

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Mise en réseau

Si vous portez ou souhaitez porter un projet de création d'entreprise, il vous faut comprendre l'importance d'évoluer en réseau dans votre démarche. C'est pourquoi il vous est proposé ici un répertoire, le plus complet possible, des organismes publiques ou privés, susceptibles de vous appuyer dans votre projet de création à travers quatre grandes catégories d'utilité identifiées. Il est à noter que les listes de la Ruche sont parfois orientées vers les écosystèmes des Hauts de France.

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Marc Halévy,  physicien de la complexité et philosophe, a écrit Réseaux : L'autre manière de vivre, dans lequel il introduit sa théorie des réseaux à travers l'image des murs de briques. Voilà l'occasion de vous éveiller sur le rôle fondamentale de s'insérer au sein d'un écosystème d'acteur d'avantage réciproque et faire vivre vos projets.

"Quelle différence fondamentale y a-il entre un tas de briques déchargées en vrac d'un camion, et les murs parfaitement d'aplomb qu'elles serviront à construire. Ce sont les mêmes briques; mais ce n'est pas la même organisation, pas le même ordre. Le mur construit a plus de valeur que le tas en vrac précisément parce que le travail humain du maçon y a instauré un ordre précis, où le hasard ne joue aucun rôle. On comprends vite que le tas de briques en vrac possède un ordre intermédiaire entre l'étalement de toutes les briques n'importe où, à plat sur le sol, et le mur bien construit. Autrement dit l'ordre croît lorsque le nombre de relations régulières augmente. On peut à présent introduire la notion de "forme". Le mur possède une forme précise; elle est géométrique. Le tas de briques possède une forme vague : elle est statistique et fortuite. Quant aux briques posées éparses, au hasard, à plat sur le sol, elles ne forment rien. Une forme se définit par un ensemble de relations régulières entre les éléments d'un ensemble. Le mur est la forme résultant des relations maçonnées entre les briques; et cette forme peut prendre de très nombreuses allures pour donner un mur droit, une pyramide, une sphère, une voûte, un dôme, une colonne cylindrique, etc ... La question qui se pose est celle-ci : ces formes, du point de vue de l'organisation (et non de l'esthétique bien sûr), sont-elles équivalentes ? (...) considérons qu'une construction en sphère ou en dôme ou en en voûte est beaucoup plus "difficile" à réaliser, pour le même maçon expérimenté, que le mur droit; cela signifie que, pour réussir un dôme, par exemple, il faudra mettre en oeuvre des règles de construction plus nombreuses et plus riches que le mur droit banal. On dira que le dôme est plus complexe que le mur droit. La complexité d'un ensemble sera d'autant plus élevée et plus riche, que le nombre et la sophistication de ses règles d'ordre sont plus grands. C'est la complexité des règles organisationnelles qui fait la richesses, la valeur et la pérennité du système. (...) Un système est un ensemble de relations. Le mur est donc plus complexe que le tas. (...) il faut moins d'informations pour définir un système en compréhension que pour décrire un système en extension : parce qu'il résulte de l'application de règles réelles, le complexe consomme moins d'information que le compliqué. Le mur est bien plus complexe que le tas, mais le tas est beaucoup plus compliqué que le mur. Si l'on comprend que la finalité d'une entreprise financiarisée est de maximiser ses profits monétaires à court terme et si l'on comprend, en revanche que la finalité d'une entreprise humanisée est de maximiser, dans la pérennité de la durée, les valeurs d'usage pour ses clients et leur joie de vivre pour ses collaborateurs, on voit deux types d'organisation et de gestion radicalement différents se mettent en place. Et, comme le savent tous les managers du monde, il n'y a ni plans, ni recettes ... Mais il est évident que la finalité "maximiser ses profits monétaires à court terme" est infiniment plus simpliste et rudimentaire que la finalité "maximiser , dans la pérennité de la durée, les valeurs d'usage pour ses clients et leurs joie de vivre pour ses collaborateurs" : il en résulte que l'entreprise du premier type aura bien moins de valeur et de pérennité que celui du second type.